« Je condamne l’ignorance qui règne en ce moment dans les démocraties » Marguerite Yourcenar

Ce texte datant de 1980 écrit par Marguerite Yourcenar n’a pas pris une ride. Hélas.

« Je condamne l’ignorance qui règne en ce moment dans les démocraties aussi bien que dans les régimes totalitaires. Cette ignorance est si forte, souvent si totale, qu’on la dirait voulue par le système, sinon par le régime. J’ai souvent réfléchi à ce que pourrait être l’éducation de l’enfant.
Je pense qu’il faudrait des études de base, très simples, où l’enfant apprendrait qu’il existe au sein de l’univers, sur une planète dont il devra plus tard ménager les ressources, qu’il dépend de l’air, de l’eau, de tous les êtres vivants, et que la moindre erreur ou la moindre violence risque de tout détruire.
Il apprendrait que les hommes se sont entretués dans des guerres qui n’ont jamais fait que produire d’autres guerres, et que chaque pays arrange son histoire, mensongèrement, de façon à flatter son orgueil.
On lui apprendrait assez du passé pour qu’il se sente relié aux hommes qui l’ont précédé, pour qu’il les admire là où ils méritent de l’être, sans s’en faire des idoles, non plus que du présent ou d’un hypothétique avenir.
On essaierait de le familiariser à la fois avec les livres et les choses ; il saurait le nom des plantes, il connaîtrait les animaux sans se livrer aux hideuses vivisections imposées aux enfants et aux très jeunes adolescents sous prétexte de biologie. ; il apprendrait à donner les premiers soins aux blessés ; son éducation sexuelle comprendrait la présence à un accouchement, son éducation mentale la vue des grands malades et des morts.
On lui donnerait aussi les simples notions de morale sans laquelle la vie en société est impossible, instruction que les écoles élémentaires et moyennes n’osent plus donner dans ce pays.
En matière de religion, on ne lui imposerait aucune pratique ou aucun dogme, mais on lui dirait quelque chose de toutes les grandes religions du monde, et surtout de celle du pays où il se trouve, pour éveiller en lui le respect et détruire d’avance certains odieux préjugés.
On lui apprendrait à aimer le travail quand le travail est utile, et à ne pas se laisser prendre à l’imposture publicitaire, en commençant par celle qui lui vante des friandises plus ou moins frelatées, en lui préparant des caries et des diabètes futurs.
Il y a certainement un moyen de parler aux enfants de choses véritablement importantes plus tôt qu’on ne le fait. »

Marguerite Yourcenar, « Les yeux ouverts. »

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« Ma fille chérie, quand je serai vieille… »

« Ma fille chérie, quand je serai vieille… »

« Ma fille chérie,
Quand tu réaliseras que je vieillis, s’il te plait sois patiente, et surtout, essaie de comprendre ce qui m’arrive.

Si, quand nous bavardons, je répète mille fois la même chose, ne m’interromps pas en soulignant : «Tu viens de me le dire, il y a deux minutes! » Contente-toi d’écouter, s’il te plait. Tâche de te souvenir de ton enfance, quand je te lisais la même histoire, soir après soir, jusqu’à ce que tu t’endormes.

Si je ne veux pas prendre mon bain, ne te fâche pas, ne me fais pas honte. Souviens-toi quand tu n’étais qu’une enfant, et je te courais après pour obtenir que tu passes sous la douche, malgré tous les prétextes que tu invoquais!

Quand tu constateras que je ne connais rien aux nouvelles technologies, laisse-moi du temps pour m’y faire et ne me regarde pas comme ça… Souviens-toi, mon coeur, qu’avec patience je t’ai appris bien des choses, comme manger proprement, t’habiller toute seule, te démêler les cheveux et faire face à la vie, au jour le jour.

Quand tu réaliseras que je vieillis, je voudrais que tu sois patiente, mais surtout, que tu essaies de comprendre ce qui m’arrive.

Si je perds le fil de notre conversation, parfois, donne-moi une minute pour m’y retrouver, et si je n’y arrive pas, ne t’énerve pas, ne hausse pas le ton. Sache, au fond de toi, que ce qui m’importe, c’est d’être avec toi.

Et si mes vieilles jambes lasses me ralentissent, donne-moi la main, comme je te donnais la mienne quand tu faisais tes premiers pas. Quand viendra ce temps, ne sois pas triste. Juste, sois là, et comprends-moi, tandis que je chemine vers la fin de ma vie avec tendresse. Je t’aimerai et te remercierai pour ce cadeau que furent le temps et la joie partagés.

Avec un grand sourire et cet amour immense que tu m’as toujours inspiré, je voudrais juste te dire… je t’aime, ma fille chérie. »

Texte et image par Guillermo Peña..

 

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Ni Dieu ni maître – Une histoire de l’anarchisme (1/2) et (2/2) – ARTE

Je vous propose de regarder les 2 volets de ARTE

1ère partie : La Volupté de la destruction (1840-1914)
2ème partie : La Mémoire des vaincus (1911-1945)

Du manifeste fondateur de Proudhon (1840) à la chute de Barcelone (1939), cette fresque documentaire fait revivre la richesse foisonnante d’un mouvement multiforme, montrant combien l’anarchisme continue d’irriguer tout le champ des luttes sociales et politiques. Premier volet : La volupté de la destruction (1840-1914).

Pourquoi l’anarchisme est-il perçu aujourd’hui comme marginal ? Comment expliquer que, alors que ses combats et ses mots d’ordre libertaires et égalitaires ont largement contribué à écrire l’histoire des luttes sociales et des révolutions, et qu’ils résonnent aujourd’hui avec une force nouvelle, ses origines aient été à ce point oubliées ? Cette passionnante fresque documentaire, qui retrace pour la première fois les débats et les événements clés de l’histoire de l’anarchisme sur un siècle, de 1840 à la Seconde Guerre mondiale, élucide en partie le paradoxe. D’une part, les pouvoirs que les anarchistes ont toujours défiés, parfois la bombe à la main, sont largement parvenus, par la répression et la propagande, à museler ou discréditer leur pensée. D’autre part, la diversité étonnante d’un mouvement d’envergure mondiale, mais qui a refusé avec constance tout embrigadement derrière un chef ou une doctrine, a contribué à occulter, dans la mémoire collective, son rôle pionnier dans les conquêtes sociales, de la journée de huit heures à l’émancipation des femmes. De Paris à Chicago, de Tokyo à Mexico, de Saint-Pétersbourg à Barcelone, Tancrède Ramonet redonne vie à cette richesse foisonnante, à travers l’évocation de ses principales figures, le récit d’une dizaine de spécialistes et à de très belles archives.
1. La volupté de la destruction (1840-1914)
Qu’est-ce que la propriété ? C’est avec ce manifeste fondateur qu’en 1840 l’ouvrier typographe Pierre-Joseph Proudhon jette les bases d’une solution anarchiste à la misère terrible qui se développe depuis le début du siècle dans les grands bassins industriels. En 1864, lors du Congrès de la Ière Internationale des travailleurs à Londres, les anarchistes sont largement majoritaires. Bakounine voit dans la dictature du prolétariat proposée par Marx « la menace d’une effrayante bureaucratie rouge ». De la Commune de Paris, en 1871, à la grève générale de 1906, de l’émergence des Bourses du travail à celle des grandes organisations syndicales, des premiers votes féminins aux communautés de vie alternative, de l’éducation populaire à la mise en place d’écoles libertaires, le mouvement anarchiste suscite des expériences révolutionnaires inédites et se révèle l’un des principaux promoteurs des grandes avancées sociales. De Ravachol à Bonnot, de l’assassinat de Sadi Carnot (1894) à celui d’Umberto Ier d’Italie (1900), ce premier épisode rappelle aussi que la « propagande par le fait » que choisissent certains anarchistes inaugure un terrorisme international qui cible avec succès les sommets de l’État, mais contirbue à forger sa légende noire.

Documentaire de Tancrède Ramonet (France, 2013, 1h12mn) ARTE F

Ni Dieu ni maitre – Une histoire de l’anarchisme (2/2) – ARTE

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Albert de Pétigny, des petits livres Pour Penser.

  1.  Comment fais-tu ta part ? Quelles ont été tes actions jusqu’à présent et quels sont tes projets pour l ‘avenir ?

Je fais ma part en essayant de vivre le plus possible en cohérence entre mes mots et mes actes. J’accorde beaucoup d’intérêt aux remarques bienveillantes qui pointent mes incohérences.
Concrètement, c’est l’arrivée de mes enfants qui m’a poussé à mettre de l’ordre dans ma vie. Entre 17 et 30 ans, je me suis totalement déconnecté de mon enfance et prenais ma vie d’adulte trop au sérieux.

Depuis 2002, je partage mon temps entre ma famille, la maison d’édition co-créée avec ma sœur Aline (Pourpenser Editions), et des projets qui me tiennent à cœur.

En 2016, avec d’autres amis nous avons lancé un Cigales et un Fablab sur notre territoire et là je participe à un projet de mise en lien des acteurs de la transition sur ce même territoire.

  1. Comment t’aider ? De quoi as-tu besoin pour avancer ?

Pour m’aider sur le projet de Pourpenser, c’est simple : il suffit de feuilleter notre catalogue et de commander les livres qui vous touchent auprès de votre libraire ou directement sur notre site. Si vous n’avez pas 6 € à dépenser dans un livre : en parler autour de vous et notamment à votre bibliothèque est une aide précieuse. Si Pourpenser va bien, alors j’ai plus de temps et d’énergie à consacrer à d’autres projets.

Dans les années à venir j’aimerais prendre le temps de marcher, de conter et surtout de faciliter l’émergence de projets citoyens joyeux et respectueux du vivant.

3) Quels sont les personnes, les livres ou les films qui ont influencé tes actes, t’ont poussé à entreprendre ?

Mon père m’a beaucoup appris par ses échecs en tant qu’entrepreneur (il proposait de la géothermie au début des années 80). Autodidacte (j’ai quitté l’école à 17 ans, à la fin de ma 1ère), j’ai beaucoup appris au contact des autres.

Parmi les livres qui ont marqué mon enfance : Les bons amis, Le petit prince, Jonathan Livingston le goéland mais également Rubrique à brac et Gai Luron de Gotlib ! Côté films une tendresse toute particulière pour les films de Franck Capra.

4) Une chose que tu aimerais réaliser et que tu n’as pas encore pris le temps de faire ?


Prendre 2 ou 3 ans pour me consacrer uniquement à UN projet. Peu importe le projet, j’ai cette capacité à m’enthousiasmer pour de nombreuses causes. J’aimerais expérimenter le fait de me consacrer pleinement et sans distraction à un projet pendant 24 à 36 mois.

5) En quelques mots…

Ton occupation préférée : Creuser les questions.

Tes petits bonheurs : Chanter, danser, cuisiner…

La citation qui t’inspire : Ce que je sais c’est que je ne sais rien (et même ça, je n’en suis pas certain).

Ce qui te fait rire : Les certitudes qui volent en éclat.

Ton souhait pour l’humanité : Qu’elle apprenne à mieux se connaître pour mieux s’aimer.

 

site perso : www.petigny.com/albert

site pro : www.pourpenser.fr

Pierre Chevelle, « Changer le monde en 2 heures. »

1) Comment fais-tu ta part ? Quelles ont été tes actions jusqu’à présent et quels sont tes projets pour l’avenir ?

– Je teste plein de moyens de faire sa part (microdons, contribuer à Wikipédia, acheter chez Emmaüs…) et j’écris chaque année un livre Changer le monde en 2 heures sur des moyens simples et rapides d’agir pour les autres et la planète. L’objectif est d’aider un maximum de lecteurs à agir à leur échelle.


Près de 5000 personnes ont lu mes livres et des lecteurs me racontent régulièrement comment ils sont passés à l’action. J’organise également des journées Wikipédia pour créer les pages de projets solidaires. Et je lance ma chaîne Youtube « Changer le monde en 2 heures » pour faire découvrir de nouveaux micro engagements et raconter ce qui se passe dans la tête de ceux qui essaient de changer le monde. Abonnez-vous !

2) Comment t’aider ? De quoi as-tu besoin pour avancer ? 

– Vous pouvez offrir mes livres Changer le monde en 2 heures à un proche pour l’aider à s’engager sur www.en2heures.fr.

– Je serais ravi d’être mis en contact avec des responsables d’enseignes de distribution  : Natures & Découverte, Cultura, Relay, Fnac, BioCoop, La Vie Claire, etc. pour y diffuser mes livres et sensibiliser davantage le grand public.

3) Quelles sont les personnes, les livres ou les films qui ont influencé tes actes, t’ont poussé à entreprendre ? 

Il y en a tellement ! Christian de Boisredon de Sparknews et tous les entrepreneurs que j’ai eu la chance de rencontrer en travaillant chez Ashoka, un réseau mondial d’entrepreneur sociaux.

4) Offre toi une question et amuse toi à y répondre !

Un exemple de micro engagement original ?
J’ai découvert récemment 1001pact, un site qui permet de devenir actionnaire d’un projet qui change le monde à partir de 100€ pour redonner du sens à son argent.


5) En quelques mots…

 

Ton occupation préférée : Avoir de belles discussions.


Tes petits bonheurs : Apprendre, écrire, faire du théâtre d’impro, quand un lecteur me raconte comment il est passé à l’action…


La citation qui t’inspire : « Il ne faut pas attendre d’être parfait pour faire quelque chose. » L’abbé Pierre.


Ce qui te fait rire : Je ris tout le temps :).


Ton souhait pour l’humanité : Que les gens se fassent plus de câlins.


www.en2heures.fr 

Changer le monde en 2 heures 2

 

Miel Citron – Vanessa, l’entrepreneur slasheuse

Interview de  Vanessa Castelao Canciani

Miel Citron – Entrepreneur slasheuse

 

1) Comment fais-tu ta part ? Quelles ont été tes actions jusqu’à présent et quels sont tes projets pour l’avenir ?

Je suis ce qu’on appelle une slasheuse. C’est-à-dire que j’ai eu « plusieurs vies professionnelles » : dans le commerce, dans les énergies renouvelables, dans la communication. Ça peut sembler chaotique mais finalement le lien se fait après. Et comme je ne rentrais dans aucune case, je me suis lancée dans l’entrepreneuriat. Et je pense faire ma part en œuvrant chaque jour dans le sens de mes valeurs.
C’est ainsi que j’ai voulu contribuer au développement de marques éthiques. Crées par des passionnés que j’admire pour leur conviction, leur persévérance et leur ténacité. On peut totalement vendre un produit, de qualité, avec un impact environnemental ou social. C’est du commerce oui, mais pas de la surconsommation. On peut consommer de manière éco responsable (je porte d’ailleurs des vêtements de la marque Leax*, sur la photo)
J’ai aussi voulu transmettre des pédagogies alternatives. Sans critiquer le système scolaire, il est intéressant de découvrir qu’un enfant est capable de tellement de choses si on l’y encourage.
On dit bien qu’ il est « plus facile de construire des enfants solides que de réparer des adulte brisés » (Frederick Douglass) A ce propos, j’ai deux enfants et je suis militante contre les violences dites éducatives ordinaires*.
Et puis j’ai aussi voulu créer de l’emploi et du lien social. Surtout pour les personnes qui n’ont pas trop le choix entre garder les enfants/ travailler. Ou celles qui remettent tout en question après la maternité. Parce que la quête de sens concerne beaucoup de gens.
D’ailleurs, petite anecdote, il y a quelques mois, j’ai souhaité organiser une projection du fameux film documentaire « en quête de sens* » (de Nathanaël Coste et Marc de la Ménardière). D’une manière presque improvisée, j’ai réuni une quarantaine de personnes, la plupart inconnues, et ce fut un vrai succès. A la fin, une personne m’a dit « merci de m’avoir fait découvrir ce film, j’ai envie de proposer à mes voisins de planter des tomates dans le bout de terre de la cour commune (d’un immeuble parisien) »

J’apprécie de connecter et d’inspirer les gens. C’est ainsi qu’est né Miel Citron, un réseau de vente à domicile sur le thème de la parentalité naturelle et respectueuse.
Partout en France, les correspondant(e)s animent des ateliers gratuits pour créer du lien social, échanger sur des techniques (communication non violente, maternage, pédagogies etc…) et faire découvrir des produits de marques partenaires (puériculture, déco, cosmétique et jouet) dans une démarche éco responsable.

Avec Miel Citron, on vise également à faire notre part, en mettant en place l’arrondi solidaire par exemple. Je remercie Pierre Chevelle* et son livre « Changer le monde en 2 heures » pour l’inspiration en termes d’actions solidaires.

Et comme je ne m’arrête jamais, je m’apprête à lancer B comme BE, une plateforme de mise en relation entre formateurs et tous ceux qui souhaitent développer certaines compétences (Devenir/Etre qui on veut) Toujours avec le fil conducteur d’ « Être le changement que nous voulons voir dans le monde » (Gandhi).

2) Comment t’aider? De quoi as-tu besoin pour avancer ?

C’est déjà un grand soutien de me permettre d’évoquer tous ces sujets alors tout d’abord merci.
Le réseau Miel Citron se développe bien et c’est en parlant du concept et en le diffusant que de plus en plus de personnes pourront en bénéficier.
En tant que société, il y a toujours des problématiques financières, surtout quand on veut faire de l’éthique. Et quand on ne rentre pas dans les cases, c’est un combat quotidien. Je n’ai pourtant pas réinventé la roue, c’est juste l’expérience client qui est innovante. Je suis souvent confrontée à des « on ne sait pas, on n’a jamais fait comme ça ».
Comment m’aider ?
Si chaque parent qui s’interroge/ recherche du sens/éprouve des difficultés avec ses enfants décide de prendre du temps, de rencontrer d’autres parents et de découvrir le style de vie qui correspond à ses valeurs, alors tout le monde y trouvera son compte. Et pour cela, il suffit de nous contacter sur le site, l’appli, les réseaux sociaux etc.. Les ateliers sont gratuits et dans une atmosphère bienveillante.
Et pour soutenir la croissance du réseau, j’ai besoin de lever des fonds alors j’en profite pour passer « un message à l’univers », si des investisseurs croient en l’éthique, au solidaire, au changement, qu’ils n’hésitent pas à se manifester.

3) Quels sont les personnes, les livres ou les films qui ont influencé tes actes, t’ont poussé à entreprendre ?

J’adore lire. Des romans, des biographies d’entrepreneurs, des livres de business, de développement personnel. Celui qui m’a probablement le plus marqué est « Si la vie est un jeu, en voici les règles » de Chérie Carter Scott, par la simplicité de son message tellement évident.
En film, je citerais « Yesman », ou comment dire oui à la moindre opportunité peut avoir des conséquences incroyables.
Finalement mes références reviennent toujours au développement personnel.
D’ailleurs, ma rencontre avec Sylvain Carufel (le fondateur de La Solution est en vous*) a été déterminante dans l’épanouissement de mes projets.

4) Offre toi une question et amuse toi à y répondre !

Si tu étais Président(e), quelles seraient tes 3 mesures phares ?
Alors je ne brigue pas les plus hautes fonctions mais en cette période, si ça peut inspirer…
Je promulguerais la loi Égalité & Citoyenneté qui bannit tout châtiment corporel dans l’éducation des enfants, non pas pour punir mais pour changer les mentalités.

J’agirais auprès de l’Education Nationale pour intégrer les pédagogies alternatives qui ont fait leur preuve, comme avec l’expérimentation de Céline Alvarez (cf son ouvrage «Les lois naturelles de l’enfant »)*.
J’encouragerais l’innovation et la création en incitant à l’entrepreneuriat, en modifiant la protection sociale des entrepreneurs, bref, on a dit les trois mesures phares seulement (rires).

5) En quelques mots…

 Ton occupation préférée :  Observer, découvrir, apprendre.

Tes petits bonheurs :  Alors j’en ai beaucoup, et un des plus insolites c’est entendre un accordéoniste dans le métro, non pas que j’aime prendre le métro mais j’aime beaucoup imaginer la vie des gens et j’adore l’esprit guinguette. C’est peut être mon côté Amélie Poulain (rire).

La citation qui t’inspire :  « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait » Mark Twain.

Ce qui te fait rire :  L’éclat de rire d’un enfant, surtout les miens, je ne résiste pas à les accompagner .

Ton souhait pour l’humanité : Que les gens ne regardent plus uniquement leur nombril, qu’ils fassent attention aux autres, à ce qui se passe à côté, chez leurs voisins et même dans les autres pays, qu’ils fassent attention à leurs paroles car les mots peuvent blesser inutilement.

Site : www.mielcitron.com

Page Facebook : https://www.facebook.com/mielcitronpopupstore

Site: www.BcommeBE.com
Page Facebook: https://www.facebook.com/BcommeBE

*Références citées :

http://www.leax.fr vêtements écoresponsables sincèrement made in France
http://www.oveo.org Association créée dans le but d’informer sur la violence éducative ordinaire
http://enquetedesens-lefilm.com/

Pas besoin d’être Gandhipour changer les choses


http://lasolutionestenvous.com/
https://www.celinealvarez.org

Je me bats

Je me bats

Même si l’heure est parfois à la désespérance
Attendu que la frime gouverne et fait sa loi
Même si les années dans lesquelles on s’avance
Ont la couleur du triste et du chacun pour soi
Même si le bonheur n’est plus une évidence
Mais semble s’éloigner à chacun de nos pas
Même si l’on me dit que c’est perdu d’avance
Que le monde est ainsi et qu’on n’a pas le choix

Je me bats

Même si maintenant c’est être en résistance
Et risquer d’être seul que d’élever la voix
Pour dire sans relâche l’incroyable arrogance
Des plus riches que tous, des maîtres d’ici-bas
Même si le normal, c’est l’infinie souffrance
Des enfants décharnés aux yeux vidés, sans joie
Même si le correct se nomme indifférence
Même s’ils parlent fort ceux qui baissent les bras

Je me bats

Je suis d’un temps d’espoir, d’un temps de délivrance
Où l’on osait rêver, et les peuples là-bas
Faisaient tomber leurs chaînes et brisaient le silence
Oh les jolis printemps au parfum de lilas
Devant nous se levaient des matins d’innocence
Plus jamais il n’y aurait d’humiliés, de parias
Plus jamais d’esclavage, et plus de violence
N’était-ce pas simplement raison, dites-moi?

Je me bats

Aujourd’hui les passants sous les néons sinistres
Vont chacun dans leur bulle et pressent un peu le pas
Les voyous brassent l’or, les bornés sont ministres
Et l’on met chapeau bas devant les renégats
L’époque est au commerce l’époque est aux combines
L’homme n’est qu’un objet que la finance broie
Le futile et l’idiot remplissent les vitrines
Cependant qu’au lointain ricane l’argent roi

Je me bats

Avec mes pauvres mots, qui sont mes seules armes
Avec les sacrifiés, les vaincus d’autrefois
Tous ceux qui n’avaient rien que leur sang et leurs larmes
Les mineurs, les canuts, les pioupious, les sans-droits
Avec les femmes usées, petites sœurs de misère
Des bas quartiers de boue où se terrent les rats
Avec tous ceux d’ici qu’habite la colère
Avec les méprisés et ceux qui n’oublient pas

Je me bats

Si longtemps que j’aurai la force, qu’on le sache
De me tenir debout, de chanter, d’être là
Tant qu’il me restera une once de panache
Tant que dans mes veines un sang rouge coulera
Je me battrai encore et toujours et sans cesse
Pour saluer la vie qui palpite et qui bat
Et quand je m’en irai ce sera sans tristesse
Puisque d’autres viendront qui diront après moi

JE ME BATS

[Michel Bühler]

Jerome Ruskin

1) Comment fais-tu ta part ? Quelles ont été tes actions jusqu’à présent et quels sont tes projets pour l’avenir ?
 
D’abord, je ne suis pas toujours certain de « faire ma part ». Et si je la fais, est-ce suffisant ? Probablement non. Je tente, j’espère, qu’elle se fait à travers mon travail au quotidien, à travers Usbek & Rica (le média que j’ai créé) et l’horizon qu’on s’est fixé avec. J’espère que ce travail accompli avec la même exigence chaque jour depuis toutes ces années porte ses fruits. Ma part se ferait donc à la fois en permettant à chacun de s’emparer en conscience des grands enjeux d’avenir qu’on traite dans notre média, et à la fois en considérant au mieux mes collaborateurs pour leur permettre de s’épanouir et de rayonner auprès des leurs. Ce n’est pas rien dans une période aussi troublée de vouloir donner de la matière à penser tout en créant 22 emplois.   
 
2) Comment t’aider ? De quoi as-tu besoin pour avancer ? 
 
Comme je crois à ce qu’on raconte dans Usbek & Rica, alors je souhaiterais qu’encore plus de monde nous lise ! Parce qu’on écrit pour être lu. Lire, c’est intéressant en soit, et ça peut être utile aussi. Bien nommer les choses, c’est ajouter aux bonheurs du monde et c’est permettre de bien agir dessus. Notre média a suscité déjà des engagements suite aux différentes propositions que nous avons pu faire, notamment sur les thématiques de l’éducation, de la gouvernance ou du modèle social.  
 
3) Quels sont les personnes, les livres ou les films qui ont influencé tes actes, t’ont poussé à entreprendre ? 
 
Certains de mes professeurs du lycée et de la fac : je pense à Jean-Bernard Gonzalez, Saül Kartz ou Cyril Lemieux. Certains livres : L’établi de Robert Linhart et La Fable des abeilles de Bernard Mandeville. Et les grands discours de Martin Luther King Jr.  
 
4) Offre toi une question et amuse toi à y répondre !
 
Mon vieux, crois-tu vraiment pouvoir améliorer le sort du monde avec ton petit média en ligne qui « explore le futur » (lol), ton petit magazine ou ton petit Tribunal pour les générations futures ? N’est-ce pas un peu ridicule et insignifiant ?
 
Si, ça l’est, insignifiant. Quand la plupart des gens n’arrivent pas à boucler leur fin de mois, voire leur milieu de mois, réfléchir à l’avenir peut sembler insignifiant. Et puis c’est vrai, que peuvent des mots face à la menace climatique, au chômage, au terrorisme… ? Mais si une idée qu’on développe dans le magazine peut faire son chemin, si une idée peut avoir une vie extraordinaire, rencontrer une personne, à un moment donné, et que cela améliore le cours de sa vie, de ses proches, ou suscite un engagement plus large, jusqu’à rayonner très largement… Et si ? Alors ça vaut le coup.  
 
5) En quelques mots…
 
Ton occupation préférée : Mon engagement dans ce média que j’ai créé, vraiment.
Tes petits bonheurs : Lire la presse, chaque matin, au comptoir du café en bas de chez moi, avec un bon café serré, si possible le premier de la machine.
Une citation qui t’inspire : « Si on dit que le pouvoir est la capacité à changer les choses alors ce n’est pas le pouvoir que de s’engager dans un acte qui n’accomplit pas cela : et ceci quel que soit le bruit que vous fassiez ou le nombre de choses que vous brûliez. » (Martin Luther King).
Ce qui te fait rire : J’ai un peu honte, mais n’importe quelle vidéo YouTube qui enchaîne les chutes grotesques des gens.
Ton souhait pour l’humanité :  L’harmonie, mon vieux, l’harmonie ! Alelouya !
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Page facebook: Usbek & Rica
Site Internet: https://usbeketrica.com/
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Le nucléaire. Deux documentaires à ne pas manquer.

Thorium, la face gâchée du nucléaire – 20.09.2016 (Arte)

Une énergie nucléaire « verte » ? Au début de la série Occupied, diffusée par ARTE fin 2015, le nouveau chef écologiste du gouvernement norvégien, pour mettre un terme à l’exploitation pétrolière, inaugurait une centrale fonctionnant au thorium. Une hypothèse nullement fictive, selon ce documentaire, qui montre combien ce combustible alternatif, découvert à la fin du XIXe siècle et répandu sur toute la planète, représente une piste sérieuse pour échapper aux dangers et à la pollution induits par l’utilisation du plutonium par l’industrie atomique. Si le nucléaire n’avait pas été inventé pour bombarder Hiroshima et propulser des flottes militaires, nos centrales fonctionneraient sans doute aujourd’hui avec des réacteurs à sels fondus de thorium. Tchernobyl et Fukushima seraient peut-être restés des points anonymes sur la carte du monde. La surexploitation de l’énergie fossile aurait probablement cessé beaucoup plus tôt, et le changement climatique se révélerait moins alarmant qu’il ne l’est aujourd’hui…

La Chine à l’avant-garde ?

Pour réaliser ce scénario, qui semble aujourd’hui utopique, il aurait peut-être suffi de s’intéresser vraiment aux travaux visionnaires du physicien américain Alvin Weinberg qui, après avoir participé à la fabrication de la bombe atomique, a voulu travailler sur une utilisation civile et pacifique de l’atome. Il s’est acharné de 1945 à sa disparition, en 2006, à inventer les conditions d’une énergie nucléaire propre reposant sur des réacteurs révolutionnaires et sur l’extraction du thorium. Mais les intérêts liés aux lobbies de l’énergie et de la défense en ont décidé autrement. Les États qui ont opté pour l’énergie atomique ont longtemps cherché à étouffer l’éolien et le solaire, et aucun n’a voulu prendre en compte les problèmes bien connus d’enfouissement des matières fissiles. Aujourd’hui, pourtant, l’idée d’un recours à des combustibles nucléaires liquides et à des réacteurs à sels fondus refait surface, défendue par le monde de la recherche et même par des écologistes combattant l’industrie nucléaire. Le gouvernement chinois a décidé d’investir 350 millions de dollars pour étudier cette filière révolutionnaire. La Fondation de Bill Gates s’y intéresse aussi. L’Europe va-t-elle rester à la traîne ? Un voyage teinté d’espoir vers la face gâchée du nucléaire.

 

Thorium, la face gâchée du nucléaire – 20.09.2016 (Arte)

Le Nucléaire et la gestion impossible des déchets [ARTE]

 

Réalisateur : Eric Gueret
Auteurs : Eric Gueret, Laure Noualhat
Producteurs : BONNE PIOCHE PRODUCTION, ARTE FRANCE

Devons-nous avoir peur des déchets nucléaires ? « L’obligation de subir nous donne le droit de savoir ».
En abordant ce sujet tabou par sa zone la plus sombre, « la réalité sur les déchets », ce film a l’ambition de donner enfin à chacun les clefs pour comprendre les choix qui engagent l’avenir de l’humanité.

Les déchets sont le point faible du nucléaire, son talon d’Achille, son pire cauchemar. Les populations en ont peur, les scientifiques ne trouvent pas de solution acceptable, les industriels tentent de nous rassurer et les politiques évitent le sujet.
Mais, qu’enconnaissons-nous exactement ? Comment les populations peuvent-elles avoir une vision claire d’un domaine couvert depuis toujours par le secret ?

France, Allemagne, Grande-Bretagne, Etats-Unis, Russie : cette enquête internationale scientifique et politique aborde le sujet tabou du nucléaire par sa zone la plus sombre. En partant à la quête de « la vérité sur les déchets », ce film a l’ambition de donner enfin à chacun les clefs pour comprendre des choix qui pèsent lourd dans l’avenir de l’humanité.

 

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Pourquoi est-il si difficile pour les petits partis d’avoir ces 500 signatures ?

Pourquoi est-il si difficile pour les petits partis d’avoir ces 500 signatures ?
C’est une mission difficile voir quasiment impossible.
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Pourtant mathématiquement cela devrait-être très simple.
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En 2012 nous avons eu 10 candidats qui ont obtenus leurs 500 signatures d’élus: Nicolas Sarkozy (UMP), François Hollande (PS), Marine Le Pen (FN), François Bayrou (Modem), Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche), Eva Joly (EELV), Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République), Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière), Philippe Poutou (Nouveau Parti anticapitaliste), et Jacques Cheminade (Solidarité et progrès).
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10 candidats, cela fait 5000 signatures.
Mais les autres ?
Maxime Verner, Gérard Schivardi, Frédéric Nihous, Jean-Marc Governatori, Patrick Lozès, Patrick de Villenoisy, Dominique de Villepin, Corinne Lepage, François Asselineau, Gilles Bourdouleix.
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Les élus qui peuvent présenter un candidat sont :
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– les députés et les sénateurs ;
– les maires (maires délégués des communes associées, maires des arrondissements de Lyon et de Marseille) ;
– les membres élus de l’Assemblée des Français de l’étranger ;
– les présidents des organes délibérants des métropoles, communautés urbaines, des communautés d’agglomération et des communautés de communes ;
-les conseillers départementaux des départements, de Saint-Pierre-et-Miquelon, les membres du conseil de la métropole de Lyon et les conseillers de Paris,
– les conseillers régionaux ;
– les membres élus de l’assemblée de Corse, de l’assemblée de la Polynésie française, du congrès et des assemblées de province de la Nouvelle-Calédonie et de l’Assemblée territoriale de Wallis-et-Futuna ;
– le président de la Polynésie française et le président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie ;
– les membres du Parlement européen élus en France et ressortissants français.
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Le nombre de mandats concernés est d’environ 47 000 personnes dont plus de 36 000 maires. En raison du cumul possible de mandats, le nombre de signataires potentiels correspond à environ 42 000 élus en 2012.
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Ces parrainages doivent venir d’au moins trente départements ou collectivités d’outre-mer différents (les représentants des Français de l’étranger et les élus du Parlement européen étant comptabilisés dans deux « départements » fictifs à part entière), sans que plus d’un dixième d’entre eux soit issu du même département ou de la même collectivité d’outre-mer.
Un élu ne peut parrainer qu’un seul candidat et n’apporter à ce dernier qu’un seul parrainage, même s’il cumule différents mandats.
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42 000 ÷ 500 = 84
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Nous pourrions avoir jusqu’à 84 candidats.
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Mais alors pourquoi certains candidats comme François Asselineau (UPR) qui a un très gros réseau, Alexandre Jardin (Les citoyens), Stéphane Guyot (Citoyens du Vote Blanc) ou Charlotte Marchandise (Laprimaire.org) risquent-ils de ne pas avoir les 500 signatures ?
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La raison est simple.
Je viens de rencontrer deux maires de villages qui ont refusé de nous parrainer.
Pourtant nous étions en accord sur beaucoup de points mais le soucis ne venait pas de notre mouvement, mais de la pression qu’il y avait derrière.
Deux fois j’ai entendu : « Je ne donne mon soutien à personne, au moins je ne suis sur aucune liste et je ne suis pas emmerdé . »
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Emmerdé ? Mais par qui ?
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Et c’est là que vous comprenez que derrière tout cela il y a de grosses pressions possibles des administrés, de la communauté de commune, de la préfecture…
600 000 élus en France, c’est quasiment 1% de la population qui est concernée (record mondial), et entre eux ce n’est pas toujours tendre.
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Beaucoup de maires aujourd’hui ne soutiennent personne.
Doit-on demander à nos maires une obligation de parrainage ?
Doit-on changer complètement ce système ? Et comment ?
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Alors vous allez me dire « oui mais si il y a 50 candidats cela va être un gros bordel ».
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En effet, beaucoup de citoyens ne votent pas pour leur candidat favori – qui n’a pas assez d’influence – au premier tour, car il ont peur de voir deux candidats qu’ils ne désirent pas au second tour.
Alors ils votent pour le moins pire des gros candidats. C’est LE VOTE UTILE.
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Croyez-vous qu’un vote en deux tours soit une bonne chose ?
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Croyez vous que le scrutin uninominal à deux tours soit une bonne chose ?
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Par quoi le remplacer ? Et si nous partions sur un vote à scrutin majoritaire sur deux, trois ou quatre tours ?
scrutin-par-jugement-majoritaire
 

Je vous propose cette excellente vidéo pour comprendre le sujet.

 

Notre système actuel est cloisonné de partout et il est très difficile de se faire entendre.
Mais les choses bougent et je pense sincèrement que le web va bouleverser la politique.
Avec l’arrivée du numérique, il sera simple de mettre en place le scrutin majoritaire mais aussi de nouvelles formes de votations.
De plus nous pourrions repenser complètement ce système de parrainage des élus.
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Sources: (Wikipedia, gouvernement.fr)

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